Certification Creative Commons

En 2020, j’ai décidé de suivre la certification proposé par Creative Commons.

L’association Creative Commons  est une association à but non lucratif dont la finalité est de proposer une solution alternative légale aux personnes souhaitant libérer leurs œuvres des droits de propriété intellectuelle standard de leur pays, jugés trop restrictifs. L’organisation a créé plusieurs licences, connues sous le nom de Licences Creative Commons. Mi 2020, plus de 1,5 milliard d’oeuvres sont publiées sous une des licences Creative Commons.

La formation donnant lieu à la certification se déroule sur un trimestre et permet d’acquérir des connaissances approfondies sur l’histoire du copyright, les droits de propriété intellectuelle, le fonctionnement des licences Creative Commons (dont une meilleure compréhension de certaines conditions particulières), les complexités de la création de nouvelles oeuvres adaptées d’oeuvres publiés avec des droits restreints, et l’intégration dans un contexte de pédagogie ouverte utilisant des REL (OER – Ressources Educatives Libres).
Au final, une formation très approfondie portant sur les licences CC mais aussi l’éthos du mouvement libre et les pratiques ouvertes.

https://certificates.creativecommons.org

Formation intégralement en anglais, elle est proposée en enseignement à distance via la plateforme Canvas.net, Slack (parfait en période de pandémie…), et en utilisant de nombreuses ressources documentaires, des quizz, des discussions et…. de la mise en oeuvre pratique des notions apprises ! 

Au gré des semaines de formation, il nous a été demandé de réaliser un certain nombre de travaux, sur les plateformes et selon les formats de notre choix (ce qui m’a permis de multiples expérimentations !). Je reprend ci dessous certains des travaux réalisés. 


Assignment #1 – Creative Commons : Histoire et Développement

Le premier travail applicatif à réaliser devait reporter les évènements qui ont abouti à la création des Creative Commons.

Pour ce travail, j’ai choisi de créer une ligne du temps, avec https://cdn.knightlab.com.


Assignment #2 : Le copyright en 7 points

Le deuxième travail choisi devait décrire en quoi consiste le copyright/droits d’auteur. Afin de rester la plus exhaustive possible, j’ai choisi une forme de présentation très classique, mais en essayant d’apporter un soin particulier au design (première fois que je choisissais le rose…).

Le document a ensuite été partagé sur Slideshare


Assignment #3 : Anatomie d’une licence Creative Commons

Pour ce troisième travail, j’ai choisi de créer un dépliant de type A4, le plus simple possible, pour servir de pense-bête à un créateur. 
Ce travail a été réalisé sur Canva et est hébergé sur Wikimedia Commons


Assignment #4 : Combiner et adapter du matériel publié sous licences Creative Commons​

Ce travail consistait à expliquer les implications en terme de droits de propriété intellectuelle de la création d’oeuvres dérivées, soit modifications mineures, soit adaptations, soit collections. Le remix est au coeur de l’intérêt des Creative Commons… donc il m’a semblé préférable d’entrer un peu dans le détail. Par ailleurs, le sujet nécessitait beaucoup d’illustrations. 

C’est la raison pour laquelle j’ai réalisé ce mini-site en en utilisant Spark (Adobe)

 


Assignment #5 : Curation de contenu

Il s’agissait d’identifier et commenter un certain nombre de ressources créées par tous les participants dans le cadre de la certification.
Voici la liste des mes recommandations.

Je ne résiste pas à l’envie d’ajouter ici une des vidéos inspirantes créée dans le cadre de la formation 🙂
Voici… « Moose, the copyright Goose » une vidéo de Kris Joseph publiée sous Licence de paternité Creative Commons (réutilisation autorisée)


Assignment #6 : Création d’une ressource pédagogique

Dans le cadre de ma formation certifiante Creative Commons, j’ai choisi de réaliser une ressource pédagogique dite « renewable assignment ». La ressource devait inclure

  • Une description complète de l’exercice
  • Une grille de notation
  • Un exemple de devoir réalisé et la notation associée

De quoi parle t-on ? Déjà une difficulté sémantique. L’objectif était de créer un «renewable assignment », en opposition à un « disposable assignment ». A ce jour, je n’ai toujours pas trouvé les termes véritablement équivalents en français…

« Assignment » déjà… Pour un jeune, on évoquerait volontiers le terme « devoir à la maison », ou DM. Vis à vis d’un adulte apprenant, le terme serait tout de même un peu curieux, mais disons qu’un « assignment » est un travail, facultatif ou obligatoire, demandé par le professeur ou le formateur et qui est réalisé en dehors des heures de cours ou de formation. Il peut s’agir d’un travail de recherche, de mémorisation, de restitution, d’application des connaissances, réalisé par l’apprenant dans le cadre de ses études ou d’une formation.

« Renewable » ou « disposable » ? kesako ? Pour comprendre, il faut répondre à cette question… que ce passe t-il quand un devoir donné à un étudiant est terminé, rendu à l’enseignant et noté ? Si la réponse est « rien », on a affaire à un devoir « disposable », un devoir « jetable ». Sa seule utilité était de vérifier que les connaissances et compétences étaient acquises. Une fois cela fait, le devoir peut-être oublié, jeté à la poubelle, réelle ou virtuelle. Il ne sera plus jamais utilisé. On peut parler de devoirs jetables car ils n’apportent aucune plus-value. Un étudiant a pu passer 3 heures à travailler dessus, l’enseignant 30 mn à le corriger. Mais un fois noté… le devoir n’a plus aucun intérêt. Quelle perte potentielle de temps et d’énergie !

L’idée est plutôt de proposer aux apprenants de réaliser un devoir « renewable », ou « réutilisable » par les autres apprenants, par les formateurs, ou même par d’autres personnes. 

Voici quelques exemples de devoir réutilisable.

  • l’étudiant écrit ou améliore un article sur Wikipédia… utile pour tous les lecteurs
  • l’étudiant réalise une illustration, une présentation, une vidéo… réutilisable dans le cadre de la formation par d’autres étudiants, voire par l’enseignant
  • l’étudiant conduit un travail de recherche dans son intégralité (plutôt que de simplement planifier un travail de recherche) et présente ses résultats lors d’une conférence
  • l’étudiant réalise un travail de curation et ajoute des commentaires sur un ensemble de ressources sur un thème donné et publie les résultats en ligne pour accès gratuit par tout les internautes (voir par exemple sur https://openedreader.org)

Idéalement, les travaux résultants seront publiés sous une licence permettant à autrui :

  • d’être en possession de la ressource créée (Retain) : autorise à être en possession d’une copie (téléchargement, conservation etc.)
  • l’utilisation de la ressource créée, et ce dans diverses circonstances (Reuse) : par exemple autorise la lecture d’un livre, le visionnage d’une video au sein d’une classe, lors d’une réunion de travail etc.
  • la révision de la ressource créée (Revise) : -autorise les modifications telles que corrections typographiques pour un texte, recadrage d’une image, changement de couleurs d’un graphique
  • l’adaptation de la ressource créée (Remix) : autorise la réutilisation de la ressource avec d’autres ressources, pour créer quelque chose de nouveau
  • le partage (Redistribute) : autorise le partage d’une copie de la ressource originelle, ou de versions révisées ou remixées, par exemple rediffuser un diagramme auprès d’autres personnes

Lorsqu’une ressource est diffusée selon ces 5 règles, on parle d’une OER (Open Education Resource) ou en français REL (Ressource Educative Libre). 
Une telle ressource n’aurait pas comme intérêt unique l’évaluation des compétences de l’étudiant, mais deviendrait utile pour autrui!

La totalité de l’exercice détaillé, grille de notation, conseils et corrigés sont disponibles au lien suivant : « Utiliser une photo libre pour illustrer un article de Wikipédia. »